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"Vive le mutualisme".
Par Alexandre Jardin


Bonne nouvelle pour la solidarité : l’État français sombre.

Son déficit, en 2009, atteindra 104 milliards d’euros. Les camoufleurs de nouvelles angoissantes citent un autre chiffre que l’on voit souvent dans la presse, plus petit, moins vertigineux : 5,6 % du PIB (richesse produite au cours de l’année).
En réalité, cette année, 23 % des dépenses publiques devront être couvertes par l’emprunt. En d’autres termes, plus de 75 % du budget de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur sont en ce moment financés par de la dette (3 enseignants sur 4 en France sont payés par nos enfants, à qui nous refilons la note !).

Un tel sabotage de nos finances — véritablement historique — n’est
acceptable qu’en période d’hypercrise planétaire
. A la guerre comme à la guerre… Mais on ne peut éternellement percer la coque du navire.
Alors, que faire ? Devons-nous renoncer à toute action collective ? à tout espoir de solidarité ? Oui, si nous nous obstinons à vouloir maintenir les systèmes traditionnels que nous connaissons qui, tous, reposent sur une idée simple : l’État paiera. Il n’a qu’à vouloir.

En revanche, si nous acceptons de repenser la logique même de nos solidarités, tout reste possible. Jusqu’à présent, nous avons parié sur une logique verticale : l’État collecte l’impôt et redistribue vers le bas. Dé­sormais, pourquoi ne pas fonctionner en partant du bas et de manière latérale. En inventant toujours plus de
solidarités efficaces entre citoyens.




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TATARD - samedi 5 septembre 2009
COMPLEMENTAIRES SANTE Lorsqu'on fait le bilan sur plusieurs années, pour comparer le montant cotisé avec les avantages acquis on s'aperçoit qu'on sera toujours perdant, car la fidélité ne trouve pas de réponse. Compte tenu du niveau mental moyen des populations il apparait que peu de gens font cette comparaison. Devant l'objection de la dépense médicale la réponse la plus fréquente est : "je m'en fous j'ai ma mutuelle". En conséquence, il n'y a plus aucun frein à la consommation médicale. La Sécurité Sociale qui couvre à 100% le coup dur est perdante, alors que la complémentaire santé se contente de rembourser le tiers payant hors coup dur. On comprend mal que la SS encourage ces « complémentaires santé » qui la ruinent. Extrait du livre "LES GLORIEUSES "Les assurances sociales. C'est effectivement le principe juridique qui a été adopté autant pour l'Assurance maladie que pour l'Assurance retraite. Avant la première guerre mondiale, des organismes très autonomes ont pris en charge ces affaires, sans aucune contrainte ni obligation d'adhérer. L'Assurance, est une vieille invention qui prétend réaliser un compromis entre la notion mathématique du calcul des probabilités et le principe moral de solidarité. La Compagnie d'Assurance constitue une activité commerciale qui s'intéresse aux "probabilités" et n'utilise les notions de solidarité que pour placer commercialement sa marchandise. A l'inverse, la SECURITE SOCIALE est censée donner la priorité à la solidarité. L'Assurance, en général, a une tendance certaine à l'escroquerie. C'est ce qui arrive souvent chez l'assureur et quelquefois chez l'assuré. Mais la partie n'est pas égale, car la justice est beaucoup mieux manipulée par l'assureur que par l'assuré. L'escroquerie de l'assuré s'appelle la "baraterie", dans l'Assurance maritime. Elle consiste à détruire volontairement le bien assuré pour une valeur excessive, afin de toucher une juteuse réparation. Elle n'existe pas quand l'Assureur fait son travail de contrôle. Pour les grosses choses, comme des navires, des avions et des immeubles, l'Assureur confie le contrôle à des organismes spécialisés, aux frais de l'Assuré. Dans ce cas-là, l'Assureur se contente de l'engagement de ne rien contester en cas de dommage. L'Assureur, magnifique escroc, entretient un gros service juridique de contentieux, pour contester systématiquement ses obligations. Le temps travaille pour lui. C'est l'inverse pour l'Assuré. L'Assureur exploite au maximum la lassitude de l'Assuré, peu confiant dans une justice versatile et trop lente. La faillite de l'Assureur est ce qui correspond au summum de l'escroquerie. Pour limiter les dégâts, la loi lui impose de prévoir des "provisions" sous forme de biens immeubles. En cas d'insuffisance, l'obligation de réassurance conduit l'Assureur à se faire globalement garantir par plus gros que lui. Une variété d'Assureurs mérite une parenthèse. Les "Mutuelles" sont censées être sans but lucratif. En conséquence, elles prétendent se baser principalement sur la solidarité. En réalité, leur caractère souvent corporatiste, correspond à un calcul de probabilités des risques. Leur clientèle, bien ciblée, est souvent dévouée et peu encline à l'escroquerie. La MAIF (Mutuelle d'Assurance des Instituteurs de France) a longtemps été exemplaire dans sa gestion économique et dans sa morale solidaire. D'autres mutuelles professionnelles de "Complémentaire Maladie" se montrent très compétitives par une gestion simplifiée. A l'une d'entre elles, qui remboursait plus qu'on avait dépensé, la question a été posée : pourquoi cette générosité ? Réponse : "C'est la garantie qu'aucune contestation ne s'élèvera avec nos adhérents. Nous n'avons donc pas de service de contentieux, avec ses téléphones ses secrétaires et autres dépenses de frais généraux. L'économie réalisée est bien supérieure à notre générosité apparente." C'est une belle leçon de gestion. Malheureusement, les dirigeants de ces mutuelles rêvent souvent de grandeur. Ils sont à l'image de nos hommes politiques. Ils veulent le maximum de pouvoir, sur de gros bataillons, avec de gros budgets qui font l'admiration des foules et justifient de jolis avantages en nature pour leurs cadres dirigeants. Alors, peu à peu, la petite Mutuelle ou Coopérative du début grandit comme la grenouille de la fable. On modifie un peu la stratégie pour élargir la clientèle. On fait de la publicité, du marketing comme ils disent. Finalement, on ressemble à une vulgaire affaire capitaliste, avec cet avantage de pouvoir puiser dans une plus grosse caisse pour les besoins du personnel. Mutuelles et Coopératives, portées au succès par le dévouement et l'honnêteté des fondateurs, finissent toujours par mourir de ne plus servir qu'aux ambitions de leurs dirigeants et aux intérêts de leurs salariés.


MC - mercredi 24 juin 2009
Bonjour, Bravo Alexandre, ce n'est pas du rêve ! Les trois familles : Associations, Coopératives et Mutuelles, se retrouvent dans l'Economie Sociale et Solidaire. Une économie faite par des hommes, pour les hommes. Une économie qui crée des liens, des solidarités. Une économie soucieuse du développement local, faite pour durée. Une économie qui rassemble 10% des emplois, et autant de création de richesses. Entreprendre autrement, c'est possible. En une période où nous avons plus de temps, est-il possible de passer un peu de temps à construire, là, près de chez soi, avec les autres, une autre économie ?. Michel Chaudy


Dupont - vendredi 5 juin 2009
"C'est l'état qui paiera?". D'accord avec les conclusions de l'article d'Alexandre Jardin. De nombreuses personnes trouvent scandaleux que les nantis défilent dans les rues alors que des travailleurs, salariés, artisans... n'ont plus de travail ! Il est facile de comprendre que les plus pauvres payent les "privilèges" souvent obtenus au mépris des personnes qui ont besoin de leurs services pour travailler. Darbrene



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